Exposition > Come
to me. Jeannne Susplugas.............................................
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dessins & vidéos

On dit que Lewis Carroll n'a pu écrire les aventures d'Alice que
tant qu'il fut obsédé par les problèmes de l'enfance.
Il lui fallut deux voyages : Alice au pays des merveilles et De
l'autre côté du miroir . Quant à Marcel Proust,
dont le souvenir de l'enfance déploie la puissance des métaphores
et des signes, son mouvement est celui d'une traversée, celle de La
recherche.
Jeanne Susplugas parle d'enfance c'est-à-dire d'un monde où tout
est possible, où le plus insolite devient « naturel ».
Alice qui entre dans un terrier de lapin ne se pose pas la question de sa taille,
ni que le lapin lui cause, mais qu'il ait un gilet dans lequel il glisse une
montre à gousset. Le monde invraisemblable des possibles. C'est de cette
idée qu'il faut partir pour observer les images fixes et mobiles de
l'artiste.
(...)
Come to me est un hommage aux poupées
de Hans Bellmer. Forme plastique par excellence, la poupée est ici
une chimère : corps de poupée et de femme fragmentés
reflétés dans un miroir à l'horizontale, déployant
sa théâtralité par la levée d'une porte de verre
comme celle du rideau rouge sur la scène.
(...)
> extrait d'un texte de Corinne Rondeau à paraître
dans la revue offshore
art contemporain languedoc-roussillon (juin juillet août 2004,
# 5). Corinne Rondeau est maître de conférences,
Esthétique et sciences de l'art, Centre de formation et de recherches
universitaires de Nîmes.